Les techniques de pêche

Par domi02 | Le 08 mai 2008 à 00:00 | la pêche au coup | (Lu 65 fois)
tout pêcheur a sa technique de prédilection. Mais pour que le succès soit au rendez-vous, mieux vaut les connaître toutes pour pouvoir choisir la plus performante à tout moment et en tout lieu !

  

La pêche au quiver tip

Cette pêche est une des plus simples. Elle correspond à la plombée d’autrefois, revue et améliorée par nos confrères anglais.

Elle est préconisée principalement dans les eaux closes, mais il est impératif de pêcher sur des fonds propres.

Grâce à cette technique, il est possible d’approcher les poissons méfiants et de belle taille, situés souvent loin du bord et qui s’alimentent essentiellement sur le fond. La canne est équipée d’un scion ultra sensible qui facilite la détection des touches avec précision. Très souple, il bouge à la moindre tirée.

La pêche au feeder

C’est dans les courants forts que la pêche au feeder est supérieure à toutes les autres. Mais elle convient également à chaque fois qu’il faut pêcher loin du bord et qu’il devient difficile d’amorcer avec précision. Un autre de ses atouts est la possibilité de pêcher des secteurs très profonds.

Le rôle du feeder est double : il sert à la fois de lest pour lancer la ligne et d’amorçoir pour distribuer l’amorce en petite quantité, mais toujours à proximité de l’hameçon. Le choix du feeder et sa taille dépendent de la force du courant, du type d’amorce ainsi que du poisson recherché.

 

La pêche à l’anglaise

L’anglaise au flotteur fixe

La pêche à l’anglaise au flotteur fixe convient à merveille pour les étangs et petits plans d’eau dont la profondeur ne dépasse pas la longueur de la canne. Elle rend possible de faire évoluer l’esche au-dessus du fond. L’objectif est d’atteindre des zones éloignées du bord, où se situent des poissons méfiants, dérangés par l’activité sur les berges ou recherchant des eaux plus tempérées.
L’anglaise permet de pêcher même les jours de grand vent. Il suffit de noyer la bannière pour que l’intégralité de la ligne échappe aux mouvements de surface, créés par les vagues.

L’anglaise au flotteur coulissant

Cette technique s’utilise à chaque fois que la profondeur du poste est supérieure à la longueur de la canne. Elle est irremplaçable pour pêcher en lac où les poissons s’installent volontiers dans des secteurs profonds. L’essentiel est de trouver une zone à fond plat, d’assez grande surface et si possible, à l’abri du vent dominant.
Si le poste idéal est très éloigné des berges, une barque est souhaitable. Mais dans ce cas-là, plus question de lancer ! Il suffit de laisser tout simplement la ligne descendre à la verticale du scion.

La pêche à la bolognaise

La bolognaise reste inégalée pour pêcher dans les cours d’eau de gros calibre, à courant soutenu. Elle s’adresse aux gros poissons qui occupent des postes profonds et éloignés du bord.
Le plus important dans cette technique est de déterminer la bonne coulée. Pour « lire l’eau », il faut apprécier les différents courants, tant en surface qu’en profondeur et surtout, trouver l’endroit où se situent les poissons. La principale limite de la bolognaise est la présence du vent qui handicape fortement l’évolution de la ligne.

  

La pêche à la grande canne

La pêche à déboîter

C’est en eaux closes, étangs, canaux, lacs, que la pêche à déboîter s’avère irremplaçable. Elle permet de pêcher loin du bord, à une distance de 9 à 14 mètres, mais juste sous la pointe du scion, donc avec une bannière réduite. La longueur de la ligne ne dépend pas de celle de la canne, mais de la profondeur de pêche qu’elle dépasse de 50 cm à un mètre maximum.
Avec une bannière aussi courte, il est facile de retrouver la zone amorcée avec une extrême précision. De plus, il devient possible de réaliser des manœuvres d’
aguichages*, relevés, relâchés... de simplement quelques centimètres. Tous les poissons peuvent être capturés avec cette technique.

La pêche à passer

La pêche à passer comme son nom l’indique, consiste à laisser « passer » ou dériver naturellement la ligne, à la vitesse du courant. Elle est tout à fait adaptée pour les courants réguliers mais également en eaux closes, canal, lac et étang.
La canne est d’une longueur de trois à huit mètres. La ligne quant à elle, est plus courte d’une trentaine de centimètres. Il convient d’amorcer régulièrement, toujours au même endroit. Cette technique s’emploie le plus souvent pour pêcher la friture, mais elle permet aussi la capture de beaux poissons.

La pêche à caler

Egalement appelée pêche à bloquer ou surplomber, la pêche à caler est d’une redoutable efficacité pour capturer en rivière ou en fleuve de gros cyprins. Il est bien connu que ces poissons blancs se nourrissent quasi exclusivement sur le fond, en ramassant la nourriture immobile. Par conséquence, il est très difficile de les intéresser en faisant des coulées. L’esche passe souvent beaucoup trop vite !
La particularité de la pêche à caler est justement de pouvoir immobiliser l’appât comme dans les pêches en plombée avec moulinet. Ici, c’est à l’aide d’une canne au coup à emmanchement qu’il convient de bloquer la ligne sur la zone amorcée.

  

8 techniques ne veut pas forcément dire 8 cannes différentes, car seulement 3 peuvent suffire. La première, à emmanchement, mesure 9,50 m et sert pour la pêche à passer, à déboîter et à caler. La deuxième est une canne dite feeder, d’une longueur de 3,90 m qui rend possible de pêcher à l’anglaise au flotteur fixe et coulissant, au quiver et bien évidemment au feeder. La dernière est une canne bolognaise, longue de 5 mètres. Quant aux moulinets, un seul et unique modèle suffit à condition qu’il soit parmi les plus performants, possédant un frein précis, une bonne vitesse de récupération, 80 à 90 cm au tour de manivelle, et trois bobines interchangeables, garnies en 12, 15 et 18/100.


 

le gardon

Par domi02 | Le 10 mar 2008 à 00:10 | la pêche au coup | (Lu 63 fois)

 

               

 

 

DESCRIPTION

Le corps est aplati latéralement, le dos plus ou moins haut est vert-bleu, les flancs argentés ont quelques reflets dorés; le ventre est blanc-rouge, les nageoires pelviennes et anale sont rouges. La bouche est étroite, les écailles sont grandes (42 à 45 le long de la ligne latérale), les yeux sont rouges.
Taille : de 15 à 30 cm jusqu'à 45 cm. Poids : 200 grs jusqu'à 2,4 kgs.

BIOLOGIE

Le gardon est répandu dans les eaux stagnantes et lentes, c'est une espèce très résistante à la pollution des eaux.
En période de reproduction (Avril-juin), les mâles se parent de tubercules nuptiaux. Les ovules (50 000 à 100 000 par femelle) sont pondus dans la végétation des eaux peu profondes. L'incubation dure 1 à 2 semaines. Les larves et les adultes vivent en bancs parmi la végétation.

ORIGINE ET DISTRIBUTION

Le gardon est autochtone en France à l'exclusion des Alpes-maritimes (Spillmann, 1961) où il est cependant présent.

PÊCHE

C'est le poisson type de la pêche au coup. Sa pêche est possible en toute saison. Il est méfiant. Il est nécessaire d'utiliser des lignes fines et bien équilibrées. Il mord à la plupart des esches animales et carnées.


 

la breme argentée

Par domi02 | Le 10 mar 2008 à 00:08 | la pêche au coup | (Lu 39 fois)
                                       

 
 

DESCRIPTION

Le corps est élevé et comprimé latéralement. La bouche est petite et dépourvue de barbillon. L'œil est relativement petit par rapport à la longueur du museau (caractère distinctif de la brème bordelière). On dénombre plus de 10 écailles entre la ligne latérale et l'insertion de la nageoire dorsale. La nageoire anale est très longue. La coloration du corps est homogène, le dos est vert bronze et les flancs clairs, les nageoires sont grises.
Taille : 30/40 cm, elle peut atteindre 70 cm. Poids : 0,5 à 2 kgs jusqu'à 6 kgs

BIOLOGIE

La brème est un poisson grégaire vivant dans les eaux calmes des cours d'eau et des étangs de plaine. Sa reproduction est printanière lorsque la température de l'eau est voisine de 18°C. La fécondité est moyenne (de 30000 à 40000 ovules par kilo de femelle). La ponte a lieu dans les herbiers mais les oeufs peuvent être déposés sur des supports minéraux (galets et graviers). Le régime alimentaire est zooplanctonophage chez les alevins puis benthophage chez les adultes.

ORIGINE ET DISTRIBUTION

Cette espèce autochtone, était relativement rare dans le midi de la France (Blanchard, 1866 ; Roule, 1925), elle semble actuellement largement répartie sur l'ensemble du territoire.

PÊCHE

Elle se pêche au coup (ligne légère) en mordant à de nombreuses esches végétales et animales. Elle craint le bruit, l'agitation et est souvent longue à engamer. Défense peu violente.

        

 

L'amorçage pour la pêche au coup

Par domi02 | Le 10 mar 2008 à 00:02 | amorces et appats | (Lu 28 fois)

Dans la pêche au coup l’amorçage sert à rassembler un maximum de poissons sur une surface minimale. L’issue d’une partie de pêche dépend souvent de sa précision ! 

Chaque phase d’amorçage doit s’effectuer dans la même direction. Un point de repère sur la rive opposée, arbre, bouée... permet de retrouver facilement la zone amorcée. L’idéal est de procéder depuis l’endroit où vous êtes assis, à condition bien sûr, de ne pas déplacer votre siège.


Où lancer les boules ?

Une fois la ligne lancée dans la direction et à la distance choisies, c’est le flotteur qu’il faut viser. En eau close, il est préférable de regrouper l’amorçage 50 cm à 1 m avant le flotteur que de le dépasser.
En eau courante, la boule d’amorce ne descend pas verticalement à l’endroit où elle touche l’eau. Selon la profondeur et la force du courant, elle atteint le fond de 50 cm à plusieurs mètres plus loin. Par conséquent, l’amorçage doit s’effectuer en amont du poste de pêche.